Vendredi 26 février 2021 Gary Victor rencontre les élèves du secondaire au CAP

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Esprit rebelle et indépendant, Gary Victor est l’un des écrivains les plus lus en Haïti. Après des études d’agronomie,  il a exercé le métier de journaliste au  NOUVEAU  MONDE  puis au NOUVELLISTE  où il publie plus d’une centaine d’articles sur la culture, la politique et la société , notamment  sa  fameuse chronique « Les pieds dans le plat » suivie par des lecteurs de plus en plus nombreux.

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Auteur au style incisif et puissant, Gary Victor porte un regard satirique sur la société haïtienne  et s’attaque aux racines des maux de l’île dans un style novateur qui mêle imaginaire, humour  et critique politique. Il y développe une réflexion tout à fait nouvelle sur Haïti, prenant souvent à contre-pied  la parole d’une génération d’intellectuels. Il revendique en outre un attachement particulier à l’œuvre des romanciers de la Génération de la Ronde comme Justin Lhérisson et Frédéric Marcelin  dont le regard sur la société haïtienne fut tout aussi subversif.

Gary Victor renouvelle le genre de la Lodyans (audience) et met en scène des personnages qui  par leur dérision et leur distance ironique  portent un regard désabusé sur la société haïtienne. IL explore de façon méticuleuse l’articulation entre la folie personnelle et les délires collectifs sur fond de démission et d’irresponsabilité.

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Albert  Buron  et  Sonson  Pipirit

En 1988 paraît  ALBERT BURON ou PROFIL D’UN HOMME DE L’ÉLITE. Ces « Chroniques d’un leader haïtien comme il faut »  seront à l’origine des sketches radiophoniques diffusés sur les ondes de Radio Métropole à Port-au-Prince, entre 1999 et 2005, sous le titre « La politique de Buron ». Avec plus de 800 sketches, cette émission satirique  va connaître un franc succès .  En 1989 c’est  SONSON PIPIRIT ou PROFIL D’UN HOMME DU PEUPLE, recueil d’audiences et de nouvelles où l’auteur mêle sarcasme et érotisme et  redonne à l’audience –inscrite dans l’oralité haïtienne- une résonance jusque là insoupçonnée.

Il  publie son premier roman CLAIR DE MAMBO, portrait distant et ironique d’Haïti, en 1990. Puis en pleine dictature militaire c’est UN OCTOBRE D’ELYANITZ en 1992 et  l’extraordinaire PISTE DES SORTILÈGES en 1996 : une quête initiatique, une épopée fantastique, traversée des siècles, des mythes et sociétés où se rencontrent personnages politiques et créatures du  vaudou.

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En 1998 c’est LE DIABLE DANS UN THÉ A LA CITRONNELLE  qui est plébiscité par les lecteurs. En 2003 A  L’ANGLE DES RUES PARALLELES  obtient le prix de fiction du Livre insulaire au Salon d’ Ouessant  et fera  l’objet d’une adaptation théâtrale  ANASTASE  mise en scène par le Petit Conservatoire de Daniel  Marcelin.

Suivent   JE SAIS QUAND DIEU VIENT SE PROMENER DANS MON JARDIN  (prix RFO 2004), LES CLOCHES DE LA BRESILIENNE  en 2006 et  BANAL  OUBLI  en 2008 , portrait acide de l’homme politique et réflexion sur les mythes fondateurs d’Haïti et le tabou des relations entre le pouvoir et les sociétés secrètes.

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Après  LE SANG ET LA MER en 2010 (prix Casa de las Americas en 2012),  Gary Victor publie en 2012  MAUDITE  ÉDUCATION , un roman sur la découverte de soi et du sentiment amoureux  et en 2013 COLLIER DE DEBRIS qui revient sur le désastre du séisme et la lutte des survivants pour garder l’espoir.

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Inspecteur  Dieuswalwe  Azémar

Déjà croisé dans LES CLOCHES DE LA BRESILIENNE (2006), SAISON DE PORCS (2009) et SORO (2011) l’inspecteur  Dieuswalwe  Azémar, tafiatè (ivrogne) invétéré traînant son honnêteté comme un vilain défaut , reprend du service en 2O13 avec la publication de CURES ET CHÂTIMENTS où l’auteur s’est inspiré d’un fait réel , la mort suspecte d’un général  brésilien de la mission des  Nations unies présente en Haïti  (MINUSTHA).

« Le drame d’Haïti m’interpelle en premier lieu car il est celui d’une mémoire trafiquée, de l’individu pris au piège d’un collectif dénaturé, porteur constamment d’une tradition  despotique. Il y a aussi une contradiction : celle de la surestimation du moi qui détruit le collectif. » G.V

                                Ensuite Garry Victor  a répondu aux  questions des élèves :

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Vanina: Nous remarquons dans vos œuvres  que plusieurs sujets tabous sont évoqués tels le vodou et l’homosexualité. Est-ce pour vous une façon de « casser » ces tabous et de nous rendre plus ouverts ? Etes-vous optimiste pour l’avenir ?

Gary Victor :Non. Je n’ai pas pensé à casser ces tabous. Ce sont tout simplement des réalités cachées qui peuvent intéresser un écrivain voulant témoigner de la condition humaine.

L’avenir c’est au présent qu’il se construit. Optimiste oui à condition que nous tous nous acceptons de nous engager pour changer les choses.

Taciana: Nous avons ouï-dire que votre écrivaine préférée est Marie Vieux Chauvet. Est-ce toujours le cas? Si oui pourquoi ?

Gary Victor :Marie Vieux Chauvet est effectivement une écrivaine que j’admire énormément. Elle a su décrire des réalités objectives et surtout subjectives avec une délicatesse remarquable.

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Karl Auguste: Dans la  » Piste des Sortilèges » que symbolise la piste ? Que pensez-vous de cette remarque : « Vive de nouveaux modèles masculins pour une république juste et égalitaire entre hommes et femmes?

Gary Victor :La Piste c’est comme le chemin de croix du Christ. Mon héros Persifal s’offre en holocauste pour extirper le mal de ce pays.

Concernant la deuxième question, je crois qu’il faut aussi de nouveaux modèles masculins. Le patriarcat créé des modèles de femmes qui vont reproduire de mauvais modèles masculins. C’est un cercle vicieux qu’il faut ensemble casser.

Il est à noter que  » la piste des sortilèges » a fait de Gary Victor un auteur majeur de la littérature haitienne avec cette épopée fantastique, cette aventure à vous couper le souffle, cette quête initiatique mélant la vie, la mort , le tragique , le rire, Dieu et le Diable.

« A l’angle des rues parallèles » est à ce jour le récit le plus violent, le plus subversif et aussi le plus inquiétant de la littérature haïtienne .Du polar à l’anticipation , cest un véritable pied de nez au réalisme merveilleux.

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Adam: Au vue de l’actualité haïtienne, la plume étant votre arme principale, comment comptez-vous l’utiliser pour aider vos compatriotes à sortir le pays de cette situation  chaotique?

Garry Victor a fait remarquer  qu’ une distinction est à faire entre le merveilleux et le fantastique.Le fantastique s’oppose de facon violente à la réalité.Le merveilleux se construit dans un univers déjà magique .Haiti où les mythes   sont une réalité quotidenne a construit en chaque haitien un monde merveilleux où le surnaturel a sa place.C’est ce qui nourrit son oeuvre littéraire. Cependant , dans le quotidien , l’analyse de la situation politique est rendue difficile par cette frontière peu étanche entre le réel et l’imaginaire.

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Pour cloturer la séance Gary Victor a procédé à une vente signature de son dernier ouvrage : » Aube dossiers interdits »

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A l’issue de cette rencontre Gary Victor a tenu à rendre hommage à la Fondatrice du CAP: Madame Véronique Rossillon.

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1ère édition du championnat interscolaire de football « Naomi Osaka » Finale Centre Alcibiade Pommayrac et Collège Blaise Pascal Jacmel, le 23 décembre 2020

 

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L’équipe du Centre Alcibiade célèbre sa victoire

 

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Deux joueurs fébriles en attente du match

 

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Présentation des deux équipes

 

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Les joueurs du Centre Alcibiade Pommayrac…

 

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…..et ceux du Collège Blaise Pascal

 

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Nos joueurs s’échauffent avant le match

 

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Séances d’étirements,

 

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L’entrainement se poursuit.

 

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Un des joueurs en séance d’assouplissement.

 

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Le match a commencé

 

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Au cœur du jeu

 

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Fin de partie avec un score de 0 à 0. La séance de tirs aux buts va commencer.

 

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Anxiété des joueurs pendant la séance des tirs au but.

 

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Explosion de joie, le CAP gagne par 5 tirs au but contre 4 pour le Collège Blaise Pascal

 

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Le trophée et les médailles sont remis au CAP pour cette première édition interscolaire de football « Naomie Osaka »

 

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La joie des vainqueurs

 

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Charles Keween, capitaine de l’équipe et tous ses coéquipiers ont tenu la coupe à tour de rôle.

Deux énarques en visite au CAP

Deux Énarques en visite au CAP.

enarques

Pierre-Michel JOASSAINT et Florian TOURTEAU

Le vendredi 2 octobre 2020 Pierre-Michel JOASSAINT et Florian TOURTEAU, anciens élèves du Centre Alcibiade Pommayrac et anciens élèves de l’ENA ( Paris et Strasbourg ) ont rencontré les élèves de S4, S3 et S2 à la salle Professeur Jean Claude du CAP. La rencontre a été fructueuse et animée. Les deux énarques ont retracé leur parcours et évoqué les diverses fonctions qu’ils ont occupées à la sortie de l’ENA. De nombreuses questions ont été posées par l’assistance et les invités du jour y ont répondu avec beaucoup de précision et de clarté.

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Pierre-Michel JOASSAINT a été admis à l’Ecole Nationale d’Administration( ENA ) de 2002 à 2003(promotion Copernic). Il est revenu ensuite en Haïti se mettre au service du pays. Il a été notamment Consultant en Évaluation et Développement Institutionnel, ancien Conseiller du Premier Ministre de la République d’Haïti pour la réforme de L’État et il est actuellement Directeur exécutif  de l’Unité Technique d’Exécution au Ministère des Finances.

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Florian TOURTEAU a été admis à l’ENA de 2013 à 2014 (promotion Jules Verne) Il a été formé en Administration et Économie publiques et gestion de projet et il a acquis de grandes compétences en définition de stratégies d’investissement public  lié au développement et à l’aménagement du territoire. Il est revenu lui aussi se mettre au service de son pays. Il a été notamment Consultant au Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT), Chargé de projet auprès de l’Unité Technique d’Exécution du Ministère de l’Economie et des Finances, membre du Conseil du Fond Haïtien pour la Biodiversité et il est actuellement Chargé de projet à l’Agence Française de Développement relevant notamment des secteurs Agriculture , Environnement et Gouvernance.

Avant leur départ Pierre-Michel JOASSAINT et Florian TOURTEAU ont eu droit à une « standing-ovation » de la part des élèves pleinement satisfaits après cette rencontre dense et enrichissante.

1er octobre 2020 : Visite de l’ambassadeur de France en Haïti José Gomez au CAP

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Le jeudi 1er octobre nous avons reçu la visite de Monsieur  l’ambassadeur de France en Haïti José Gomez, accompagnée de Madame la consule Patricia Parachini et de Monsieur Marc-André Cadostin directeur départemental de la police du Sud-Est.

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Monsieur l’Ambassadeur s’est adressé aux élèves de S4 (terminale) et S3 (première) et leur a fait savoir qu’il était très heureux de visiter pour la première fois le CAP.

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Il a évoqué la situation difficile qu’a traversé Haïti suite au pays « lock » durant le premier trimestre , la pandémie de la COVID 19 au deuxième trimestre et  les préjudices que cela a entrainé au niveau éducatif.

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Les délégués élus de la S4 (terminale) Beyala Bernard et Marcoly Antoine ont accueilli l’Ambassadeur de France dans la salle Professeur Jean Claude:
« Monsieur l’Ambassadeur c’est avec plaisir que nous , délégués de la S4 , vous accueillons au sein de notre établissement fondé par madame Véronique Rossillon qui nous a malheureusement quittés trop tôt mais qui durant toute sa vie a toujours eu pour objectif de faire de cet établissement un établissement d’excellence.
Nous avons conscience de la chance qui est la nôtre d’avoir pu étudier dans un tel établissement qui nous a tant apporté. Monsieur l’Ambassadeur nous vous remercions de prendre de votre précieux temps pour visiter le CAP et surtout pour vous entretenir avec nous. »

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Intervention de Gaëlle Brutus:
« Monsieur l’Ambassadeur, vous n’êtes pas sans savoir les problèmes qui sont les nôtres actuellement. Elèves de terminale au CAP nous avons dû affronter une année terrible qui nous a handicapés sur plusieurs plans:
-le pays « lock » durant le premier trimestre
-la COVID 19 au second trimestre.
Malgré tout cela nous avons tenu bon et nous avons travaillé autant que nous le pouvions; en présentiel quand c’était possible et par télétravail lors du confinement via Google classroom. Grâce au dévouement la direction et de nos professeurs  nous avons parcouru tout le programme et nous sommes revenus fin août  pour clôturer l’année scolaire et nous préparer au baccalauréat   qui auront lieu du 19 au 23  octobre.
Chaque année , nombreux sont les élèves de terminales du CAP qui partent étudier en France et qui réussissent très  bien dans les facultés qui les ont accueillis.
La situation actuelle de Port-au-Prince ne favorise absolument pas des études supérieures sereines .C’est pourquoi nous sommes inquiets pour notre avenir, nous qui avons été admis dans des universités françaises.
Nous avons écrit aux responsables de ces universités pour obtenir des dérogations. Certaines d’entre elles ont répondu mais pas toutes.
Monsieur l’Ambassadeur que pourriez vous faire pour nous aider ? Nous ne pouvons pas imaginer perdre une année universitaire d’autant plus que nous estimons avoir le niveau requis pour réussir nos études supérieures. »

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Monsieur l’Ambassadeur a pris note des doléances exprimées par les élèves et essaiera d’y apporter une réponse.

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D’autres questions ont été posées par des élèves dont Christina Aubel, Rischall Monplaisir, Alyssa Lafontant.

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Monsieur José Gomez a répondu avec précision et bienveillance aux différentes questions des élèves

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La rencontre avec  l’Ambassadeur et sa délégation a apporté une touche d’espoir pour tous les élèves présents.

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Reprise des cours au CAP

Après une longue période de cours  en  télé travail  le Centre Alcibiade Pommayrac  a pu enfin  reprendre les cours en direct des la fin du mois d’août .Ceci afin d’achever l’année académique 2019/2020 jusqu’au 9 octobre selon les directives du ministère haïtien de l’Education Nationale.

Tous les  élèves ont repris le chemin de l’école, présents et heureux de retrouver leurs camarades et le corps professoral au complet.

Le COVID 19 étant toujours actif, les gestes barrières ont été mis en place : masques pour les élèves âgés de plus de 11ans, lavage des mains de façon systématique et régulière tout au long de la journée.

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Arrivée des élèves du jardin d’enfants….

 

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Contents de retrouver leurs maîtresses

 

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Les élèves de la section primaire retrouvent leur école

 

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et les élèves de la section secondaire sont très heureux de retrouver leur établissement

 

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8h: levée du drapeau

 

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des élèves de S4 interprètent l’hymne national

 

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repris en chœur par tous les élèves

 

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Classe de 7ème AF A

 

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Classe de 9ème AF B

 

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Classe de Secondaire 1

 

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Classe de Secondaire 2

 

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Nous souhaitons à tous une excellente année scolaire  et nous  espérons qu’elle se déroulera dans les meilleures conditions possibles.

 

SURSUM CORDA

Au Revoir Ti – Jacques !

Au  Revoir  Ti – Jacques !

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Ce samedi 14 mars 2020 ont eu lieu les obsèques de Jacques Jean-Pierre, communément appelé Ti-Jacques par tous les Jacméliens et la population du Sud-Est. Sa popularité était immense à travers tout le département et bien au-delà tant ses qualités et ses compétences étaient nombreuses et sa gentillesse et sa disponibilité légendaires. D
ès que la nouvelle s’est propagée à travers la cité, toute une ville et plusieurs générations de Jacméliens et de Sudestois ont été plongés dans une infinie tristesse. Des banderoles vantant ses qualités et exprimant le désarroi et l’immense peine de la population ont été installées dans toutes les rues de la ville. De multiples veillées et des réunions fraternelles ont été organisées par sa famille, ses amis, ses collaborateurs et toutes celles et ceux qui l’aimaient et qui étaient sidérés par cette brusque disparition. Jacques Jean-Pierre était encore si jeune et avait tant de projets !

 

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Ce samedi 14 mars 2020 le Centre polyvalent de Jacmel était bondé. Une foule dense et recueillie était venue rendre un dernier hommage à Jacques Jean-Pierre. Né le 31 août 1963, Ti-Jacques ( Ti-Jak ) est décédé à Port-au-Prince le 25 février 2020 à l’âge de 56 ans. Ingénieur et surtout homme de radio, créateur, éditorialiste et animateur, Ti-Jacques a été le poto-mitan de Radio Télé Express Continentale, s’impliquant dès sa fondation dans cette passionnante aventure et se démultipliant sans cesse pour s’assurer que la station puisse être captée dans tout le Sud-Est et même au-delà. Il a été à l’origine de la création de multiples stations de radio à travers tout le pays. Sa constance, son équanimité, sa persévérance et son altruisme lui assuraient l’admiration et l’amitié de tous ceux qui collaboraient avec lui ou qui avaient l’occasion de le rencontrer.

 

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Ce samedi 14 mars 2020  Jacmel et tout le Sud-Est sont venus se recueillir devant la dépouille de Ti-Jacques. Des amis et des représentants de médias de Port-au-Prince et du pays avaient fait le déplacement pour assister à cette cérémonie œcuménique puisque l’officiant principal était le Révérend Père Samson Pierre et le maître de cérémonie le Pasteur Moïse Jacky Nias Pierre. De nombreuses délégations représentant les médias, le secteur éducatif, l’association des journalistes, le monde sportif dont les joueurs du club de football Ret Sezi auquel Ti-Jacques appartenait, les établissements de la ville et les autorités locales se pressaient en nombre pour honorer la mémoire de Jacques Jean-Pierre.

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Ce sont les musiciens de l’école Dessaix Baptiste qui ouvrirent la cérémonie avec un prélude musical. Puis M. Josué Adonis, directeur de la salle des nouvelles de la RTEC, prononça une allocution de circonstance, insistant notamment sur les multiples qualités du défunt et sur son action exemplaire et son leadership à la tête de la RTEC et au niveau du Sud-Est.Ce fut ensuite le tour de M. Lauture Wilfrid, représentant le secteur éducatif du Sud-Est, de rendre hommage à Jacques Jean-Pierre qui dispensait des cours dans plusieurs établissements de Jacmel. Puis les musiciens de l’école Dessaix Baptiste exécutèrent avec brio un morceau de circonstance.

 

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Ensuite le Pasteur Moïse Jacky Nias Pierre invita Gérard Borne, ami et collaborateur de Jacques Jean-Pierre à la RTEC, à prendre la parole :

 Autorités religieuses et civiles,

Chère Madame Wilnie Lubin Jean-Pierre, chers Lovensky et Jonathan,

Mesdames et messieurs les membres des familles Jean-Pierre , Lubin, Victorieux, Exumé et Pierre-Louis si éprouvés,

Mesdames et messieurs les membres du staff de Radio Télé Express Continentale et de Canal Sat vous aussi si éprouvés,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Ti Jak se kon sa tout moun te konn rele w. Nou pa ka rele w lot jan.

Nou ret sezi, Ti Jak, nou ret sezi menm jan ak tout zanmi w yo nan ekip foutbol RET SEZI paske ou te yon poto mitan pou foutbol Jakmel sitou lè ou kanpe nan 2 poto kan yo.

Ou pati, Ti jak, san avèti nou, ou te jèn toujou epi ou te gen anpil pwojè pou vil la, pou peyi a. Nou tris, nou tris anpil paske ou te yon frè pou nou e nou te renmen w anpil.

Ti Jak, si c’est à Port-au-Prince que tu nous as quittés, c’est ici à Jacmel, dans cette terre que tu aimais tant, que tu reposeras parmi nous, toujours vivant dans nos cœurs.

La mort a frappé haut. Elle a fauché celui-là même qui pour nous tous ici réunis exprimait la bonté, la compassion, la générosité et surtout l’humilité.

Ti Jak tu restes à jamais dans nos mémoires

Travailleur acharné, travailleur méthodique, tu restes l’un des plus purs visages de cette cité. Tu étais loyal. Cela aussi comment l’oublier ? Tu étais fidèle. Fidèle à tes premiers engagements.

Ancien élève des Frères de l’Instruction Chrétienne, Ti JaK a fait partie de la première promotion du Centre Alcibiade Pommayrac de 1976 à 1983 lorsque Mme Véronique Rossillon et le Professeur Jean Claude se sont lancés dans cette passionnante aventure.

Ti Jak était déjà ce qu’il sera toujours : discret, attentionné, disponible, consciencieux et son altruisme faisait que sa compagnie était recherchée et appréciée.

Fidèle, disions-nous. Ti Jak ne manquait jamais de rendre visite à Mme Véronique Rossillon lorsqu’elle séjournait à Jacmel et ils restaient longtemps à deviser sur la galerie de sa résidence au CAP. Mme Rossillon était très attachée à Ti Jak et ce dernier a été très affecté par sa brutale disparition en juillet 2018, tout comme, déjà malade, il sera encore terriblement éprouvé par le départ en février dernier de son oncle et père adoptif, Hoche Pierre-Louis de regrettée mémoire.

Pendant près de 20 ans, j’ai eu le privilège presque quotidiennement, de côtoyer Ti Jak à Radio Télé Express Continentale où j’animais, après le journal du soir, une émission culturelle Rendez-vous. Toujours affable et accueillant, Ti Jak était très souvent occupé à réparer du matériel pour d’autres stations de radio. Chacun sait qu’il a contribué à créer de nombreuses stations de radio à travers le pays.

Ti Jak était passionné par son métier et il était un professionnel respecté et apprécié par ses collègues. Nous avons constamment poursuivi nos échanges au CAP, en ville ou au téléphone. Ti Jak vivait en harmonie avec toutes celles et tous ceux qui l’entouraient, quelque soit leur position sociale, toujours accueillant avec sa sagesse profonde et son sourire chaleureux.

Aujourd’hui Ti Jak, tu nous manques. Ta famille, tes proches, tes amis, nous sommes tous orphelins de toi. Ton amitié fidèle et inconditionnelle va terriblement nous manquer.

Notre émotion est si grande à l’heure de te dire au revoir. C’est si difficile pour nous tous d’accepter ton départ. Ton absence est si lourde à porter tant la douleur est indicible et les mots terriblement impuissants.Ti Jak, la mort ne t’emporte pas

Elle multiplie ta vie en chacun de nous

Enfin permettez-moi de citer les Saintes Écritures :
Psaumes 34
L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé
Et il sauve ceux qui ont l’esprit d’abattement
Psaumes 147
Il guérit ceux qui ont le cœur brisé
Et il panse leurs blessures

Ti Jak, repose en paix

 

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Puis des représentants des élèves du Lycée Célie Lamour et du Lycée Pinchinat rendirent à leur tour un ardent hommage au disparu. Les musiciens de l’école Dessaix Baptiste interprétèrent un morceau de circonstance avant que M. Roland Zenny, représentant l’association des Médias du Sud-Est d’Haïti ( AMSEH ) prenne la parole pour rappeler tout ce que Jacques Jean-Pierre avait fait pour le développement des médias dans la région, insistant sur les grandes qualités du défunt et sur la sidération que cette disparition a provoqué dans le monde des médias.

 

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Après l’intervention de monsieur Roland Zenny c’est l’ex Premier Ministre, monsieur Jean-Michel Lapin qui prit la parole. Il intervenait au nom de l’équipe Ret Sezi dont il est l’un des membres et c’est avec beaucoup d’émotion qu’il évoqua les exploits de Jacques Jean Pierre qui fut l’un des joueurs vedettes de cette équipe du temps de sa splendeur. Enfin le maire de Jacmel, M. Marky Kessa, clôtura cette série d’hommages par un discours dans lequel il retraça l’itinéraire exceptionnel du disparu.

 

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La chorale fit vibrer toute l’assistance et la cérémonie religieuse commença. L’officiant principal le Révérend Père Samson Pierre entouré de plusieurs prêtres évoqua longuement  avec beaucoup d’émotion la mémoire de Jacques Jean-Pierre auquel il était très lié. Il mit l’accent, lui aussi, sur les multiples qualités du défunt dont la modestie, la disponibilité et la générosité. Il évoqua notamment la collaboration de Jacques Jean-Pierre avec Radio Ephphata, la radio du diocèse de Jacmel. Jacques Jean-Pierre, totalement désintéressé, pouvait passer de longues heures et même une partie de la nuit pour venir à bout de pannes qui bloquaient le fonctionnement de la station catholique. Il rendit hommage à sa simplicité et à son altruisme.

 

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