Max, très cher Max

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C’est le mardi 3 avril 2018 qu’ont eu lieu  les funérailles de Max Kenny  FONTILUS  MACRAE à la salle polyvalente  du  diocèse de Jacmel au Lamandou. L’officiant principal était le  Révérend père Samson  Pierre.

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Une foule dense se pressait pour rendre un dernier hommage à Max qui nous a subitement quittés le 26 mars 2018 : sa maman Marika Macrae, son papa Kenson FONTILUS, sa sœur Anika, son frère Jacob, toute sa famille profondément affectée, ses proches, ses amis, les professeurs, le personnel, les élèves et l’équipe de direction du  Centre  Alcibiade  Pommayrac.

Au cours de son homélie le Révérend père Samson Pierre a longuement évoqué le souvenir de Max Kenny que sa famille et ses proches appelaient affectueusement Max. Doté d’une grande intelligence, enjoué et très actif, enfant affectueux et élève modèle, Max avait fait sa première communion en 2015 sous le patronage du révérend père Samson Pierre. L’assistance était extrêmement bouleversée et profondément recueillie.

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 Après le révérend père Samson Pierre c’est Subrin Gabriel Ludner Sylvaince, délégué élu de la classe de philo du CAP qui a pris la parole au nom de la famille de Max :

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Max Kenny, né le 5 décembre 2004 a toujours été un garçon calme,observateur et qui aimait la solitude. A l’âge de trois ans il connaît sa première et certainement sa plus grande amitié. Lui et Harriel sont restés soudés, des cousins déclarés et des camarades de classe du préscolaire jusqu’à la classe de 7ème année fondamentale.

Harriel ! Nous savons que cette perte est très douloureuse pour toi comme elle l’est pour nous tous. Courage !

En classe Max était un enfant sage, concentré et qui aimait son silence. Il tenait à plaire aux professeurs et à avoir leur attention de temps en temps.

Max était un fin danseur. Il prenait des cours de danse à Xaragua et éprouvait du plaisir à danser avec Sonson, Pégy et Junior.

Membre de l’USJ, il assistait aux entraînements de basket. Il aimait ces samedis car il avait la chance de pratiquer ce sport qui le fascinait et ceci parmi des amis qu’il admirait tant !

Sur le plan social, Max s’était engagé dans toutes sortes d’activités en commençant par le groupe Joker boys. Il était le plus petit d’entre vous mais vous avez su l’encadrer comme un petit frère. Comme l’un des vôtres.

Il était le fan n°1 de sa sœur Anika et adorait la voir performer soit dans les disciplines sportives, soit dans les disciplines artistiques.

Il était membre du groupe masqué Bèl madigra. Encore une fois un petit garçon parmi les grands. Messieurs ! Il vous adorait.Surtout Ti Mac qui le protégeait et l’encourageait tout le long du processus.

A la maison Max a été notre potomitan. Il s’assurait du bon fonctionnement de son foyer. Personne n’avait le droit d’être triste car il détestait à la fois la tristesse et la souffrance. Avec Max dans la maison c’était toujours la joie, les blagues et des moments de fous rires.

Personne n’avait le droit de s’absenter trop longtemps. Pour Max notre place était ensemble et à la maison. Il planifiait les menus, veillait à ce qu’on mange en famille, s’occupait des plantes et des fleurs du jardin.

Il courait après les servantes quand elles prenaient du retard. C’était un grand frère adoré qui prenait du temps pour apprendre à son petit frère Jacob comment faire la course en voiture, jouer à cache-cache et même à tolérer un grand frère « faroucheur » comme lui.

Enfin nous savons que vous êtes tous affectés par son départ si prématuré et si soudain car il était un enfant qui agissait avec son cœur.

Malgré son jeune âge, il a su nous charmer grâce à sa passion pour l’art, son goût de vivre, ses moqueries et sa joie.

La famille vous remercie pour ce dernier adieu. Que le sourire de Max continue à briller en nous et que Dieu nous accorde à tous la force nécessaire pour surmonter cette épreuve.

Sur cette terre Max était, dans nos cœurs il est et il restera à jamais.

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 Après Subrin Gabriel Ludner Sylvaince, délégué élu de la classe de philo du CAP, c’est Gérard Borne qui s’est exprimé au nom du Centre Alcibiade Pommayrac :

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 Révérends Pères.,

Chers Marika, Nico, Anika, Jacob et vous tous membres de la famille si éprouvés,

Chers amis et proches qui avez tant aimé Max Kenny,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous voici au sein de cette église, unis et rassemblés  dans une même douleur.

Max, très cher Max, tu es là dans notre cœur, plus vivant que jamais en nous.

Max, très cher Max, nous sommes bouleversés, sidérés, foudroyés. Pourquoi toi? Nous t'aimions tant.

Max, très cher Max, nous sommes si tristes et si malheureux. Bien sûr, tu le sais, tes condisciples, tes camarades, tes professeurs et tout le personnel du Centre Alcibiade Pommayrac sont sous le choc. Le ciel nous est tombé sur la tête. Tu appartiens depuis si longtemps, comme ta maman Marika, comme ta sœur Anika, à la grande famille alcibiadienne. Tu le resteras pour l’éternité.

Madame Véronique Rossillon, fondatrice du Centre Alcibiade Pommayrac, nous prie de transmettre à toute la famille de Max, en ces douloureuses circonstances,ses sincères condoléances et ses sentiments les plus affectueux. « Dites bien, écrit-elle, que le souvenir de Max restera précieusement dans nos mémoires. »

Max, très cher Max, si aimé des tiens et de tes amis, nous avons eu le privilège d’être avec toi de trop courtes années. Merci pour chaque moment où tu as été avec nous. Tu as illuminé la vie de ta maman, de ton papa, de ta sœur, de ton frère et de tous ceux qui t’ont côtoyé. Tu as été élevé avec amour. C’était si facile de t’aimer. Tu as grandi avec une générosité, une grâce et un amour infini. Tu étais de ces êtres auprès desquels il fait bon être. Tu vivais en harmonie avec toi-même et avec toutes celles et tous ceux qui t’entouraient.

Max, très cher Max, voilà 7 jours que nous sommes éberlués, déboussolés, désemparés. Voilà 7 jours que presque chacune de nos pensées commencent par une négation. Il ne viendra plus comme chaque jour au CAP. Nous ne plaisanterons plus ensemble comme lorsque je le croisais dans les couloirs : « Alors monsieur le délégué, comment ça va ? » Il ne sera plus présent aux réunions, notre délégué élu de 7ème année fondamentale, à la sagesse bien plus profonde qu’elle ne l’est à cet âge, au sourire chaleureux, à l’appétit plein de santé. Absents aussi désormais son bon sens et son bon cœur. Nous ne rencontrerons plus dans la cour du CAP le duo complice des inséparables qu’étaient Max et Harriel et nous ne l’apercevrons plus durant les séances d’instruction civique au bout de la longue table face à madame Géhy.

Chers Marika, Nico, Anika , Jacob et vous tous membres de la famille et alliés, amis et camarades ici rassemblés, vous l’avez tant aimé Max et c’est justement à travers lui que vous trouverez la force de continuer. La lumière qu’il projetait était si intense qu’elle continuera à vous éclairer, à nous éclairer même après que l’astre qui la produisait s’est éteint.

Lorsque Victor Hugo a perdu sa très chère fille Léopoldine qui s’est noyée à la fleur de l’âge, il a trouvé la force et le courage d’écrire l’un de ses plus beaux et plus émouvants poèmes :


Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur.
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs.

Oui , chers parents et amis de notre très cher Max, si éprouvés, il nous faut puiser du courage et continuer. Pour nous y aider lisons et relisons encore les Saintes Écritures :

Psaumes 34
L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé. Et il sauve ceux qui ont l’esprit d’abattement.

Psaumes 147
Il guérit ceux qui ont le cœur brisé. Et il panse leurs blessures.

Samuel 1-27-28 
C’était pour cet enfant que je priais, et l’Éternel  a exaucé la prière que je lui adressais. Aussi je veux le prêter à l’Éternel. Il sera toute sa vie prêté à l’Éternel. Et ils se prosternèrent devant l’Éternel.

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A la fin de la cérémonie religieuse ponctuée par de magnifiques chants interprétés par la chorale de la paroisse et accompagnée avec brio par un ensemble musical qui comptait plusieurs élèves du CAP, le papa de Max, Kenson FONTILUS, a pris la parole pour évoquer la mémoire de son fils et  demander à l’assistance de ne pas pleurer. « Il m’a parlé. Il est bien arrivé. Il ne veut pas que vous soyez tristes. Séchez vos larmes. »

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