Vendredi 27 juillet 2018 : Nous nous souviendrons, Madame!

M.R

Mesdames, Mesdemoiselles , Messieurs,

Nous voici réunis à Cazenac pour rendre hommage à Madame Rossillon après ce long moment de stupeur qui s’est emparé de nous.

Ici bien sûr c’est le deuil, la peine, la douleur de ses enfants, de ses petits-enfants, de ses arrières-petits-enfants, de sa famille et de ses nombreux amis à Beynac, à Cazenac, à Paris et à travers la France.

Là-bas en Haïti , c’est la sidération, la stupéfaction et l’affliction. A Jacmel en particulier, dans la presqu’île du Sud-Est, dès que la nouvelle s’est propagée à grande vitesse, plongeant toute une ville et plusieurs générations de Jacméliens et de Sudestois dans une infinie tristesse. Car Madame Rossillon laisse derrière elle une œuvre inestimable.

De nombreuses personnalités ont déjà réagi. Parmi elles, Mgr Launé Saturné, évêque de Jacmel, président de la conférence épiscopale d’Haïti, qui vient d’être promu archevêque du Cap-Haïtien, 2ème ville du pays et qui s’est exclamé : « C’est une grande perte , non seulement pour Jacmel, mais aussi pour tout le pays ». Yanick Lahens, figure emblématique des lettres haïtiennes , prix Fémina 2014, a aussitôt fait part de sa vive émotion sur les réseaux sociaux. Gary Victor , l’écrivain le plus lu en Haïti, a immédiatement réagi au téléphone pour dire toute l’admiration qu’il éprouve pour Madame Rossillon et présenter ses condoléances aux enfants et aux petits-enfants de Madame Rossillon.

Mais l’onde de choc s’est surtout propagée parmi les élèves, le personnel et les anciens élèves du Centre Alcibiade Pommayrac qui ne cessent de faire part de leur sidération et multiplient les témoignages, plus émouvants les uns que les autres, pour dire leur peine et rendre hommage à la grande Dame qu’est Madame Rossillon.

La ville entière ne parle que de Madame Rossillon. Jamais Madame Rossillon n’a été aussi présente dans le cœur des  Jacméliens. Toutes les radios diffusent des messages et des veillées ont été spontanément organisées par des élèves ou des anciens élèves du centre.

L’attachement de Madame Rossillon pour Haïti et plus particulièrement pour Jacmel est né de sa rencontre avec le professeur Jean Claude qui lui a été présenté par son mari, Monsieur Philippe Rossillon. Convaincue que l’éducation est la clé de toutes les réussites et désireuse d’apporter sa contribution au développement d’Haïti , Madame Rossillon s’est lancée dans une aventure exaltante : la création d’un établissement scolaire de qualité accessible à tous à Jacmel.

En 1976, dans des locaux acquis au cœur de la ville, elle a ouvert les premières classes avec le professeur Jean-Claude, Me Bonnard Posy, Me Marc Saint-Ange, Mme Marie-Gabrielle Géhy et quelques enseignants prêts à s’engager dans ce défi. Puis dans les années 80 ce fut la construction d’un établissement moderne au Lamandou qui s’est étoffé au fil des années et s’est niché dans un magnifique écrin de verdure.

Durant 42 ans , contre vents et marées, bravant cyclones, séisme et turbulences politiques, Madame Rossillon a constamment maintenu le cap et donné vie à son rêve d’une «  belle éducation  », celle qui promeut, celle qui élève, celle qui façonne de futurs citoyens prêts à s’engager dans le développement de leur pays.

Aujourd’hui ce sont plus de 850 élèves , de la maternelle à la terminale, qui bénéficient de cette «  belle éducation » telle que la concevait Madame Rossillon. Le taux de réussite aux examens nationaux est de 100 % , notamment au baccalauréat. Deux anciens élèves ont été admis à l’ENA. Deux autres ont été ministres dans le gouvernement de leur pays. Et tous les autres réussissent brillamment les études supérieures qu’ils entreprennent quelles que soient les voies choisies. Tous les anciens élèves du CAP restent viscéralement attachés à leur école et ils savent tout ce qu’ils lui doivent : le goût de l’effort, l’esprit critique, la confiance en soi pour donner le meilleur de soi-même et l’exigence qui permet de se construire . C’était là l’objectif de Madame Rossillon.

Oui c’est une très grande Dame qui nous a quittés et qui restera à jamais dans nos cœurs. « Une grande Dame » : c’est l’hommage qui fuse de toute part ces derniers jours, une grande Dame pétrie d’humanisme, une grande Dame dont la dignité se doublait d’une extrême réserve de comportement, une grande Dame dotée d’une personnalité exceptionnelle qui nous a tous fortement marqués, une grande Dame dont l’altruisme désintéressé et discret forçait le respect.

 Lorsqu’elle séjournait au CAP, dans «  son petit paradis », disait-elle , cette grande Dame avait le don de s’intéresser à tous, élèves, professeurs, personnel, quelles que soient leurs fonctions, avec une empathie naturelle et souvent chaleureuse même si elle était exigeante.

A vous tous ici rassemblés dans la même peine, je voudrais rappeler que Madame Rossillon ponctuait souvent  ses missives par la devise qui est désormais celle du CAP, après avoir été celle de Jacmel dans le fameux poème d’Alcibiade Pommayrac :  sursum corda !

 Alors  Haut les cœurs !

 Permettez-moi enfin de citer un extrait de Fragments d’un jour de Maurice Genevoix :

 «  Il n’y a pas de mort. Je peux fermer les yeux. J’aurai un paradis dans les cœurs qui se souviendront »

  Nous nous souviendrons, Madame!

 gb

 Beynac et Cazenac en Dordogne, ce 27 juillet 2018

VeroniqueRossillon

Adieu Monsieur Dominique Antoine !

Dimanche  1er juillet 2018

C’est ce dimanche 1er juillet 2018 qu’ont eu lieu les funérailles de monsieur Dominique ANTOINE à l’église évangélique Baptiste Eben-Ezer de Jacmel, station centrale, à 15h pm.

1

Une foule de parents, de proches, de collègues et d’amis ont tenu à venir témoigner leur attachement à leur frère Dominique ANTOINE , frère Dodo, parti bien trop tôt. L’église Eben Ezer était pleine à craquer et les derniers arrivants durent suivre l’office debouts. Le Pasteur Wilson MAÎTRE, le Pasteur Lionel MENTOR, le Rév. Gabner LERICHE, le Diacre Audain LAFLEUR et Frère Claudy St CLAIR ont tour à tour et longuement  évoqué le souvenir de Dominique ANTOINE, son parcours et  son engagement social et religieux  dans sa communauté. Il y avait beaucoup d’émotion.

2

La chorale de l’église et les moniteurs de l’école du dimanche interprétèrent de très beaux chants. Ses collègues du Centre Alcibiade Pommayrac et de l’Institution mixte Puits d’espoir, qu’il avait créée, très éprouvés, étaient encore en état de sidération après ce départ si soudain.

3

Les amis et les collègues de monsieur Dominique ANTOINE  entouraient de leurs soins attentifs  son épouse et son  fils  ainsi que les membres de sa famille.

4

Au nom du Centre Alcibiade Pommayrac, monsieur Jean-Yves BOURCIER, directeur, s’adressa à  l’assistance recueillie et très affectée par cette disparition subite :
Révérends Pasteurs, chers membres de la famille de monsieur ANTOINE Dominique, chers collègues et élèves du Centre Alcibiade Pommayrac, chers amis et proches du défunt,
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous voici unis et rassemblés au temple Eben Ezer, dans une même peine : la disparition de monsieur Dominique ANTOINE.
Monsieur Dominique ANTOINE, Maître ANTOINE fut un pilier, un poto mitan du Centre Alcibiade Pommayrac.
Maître Antoine y entra en 1993. Il eut successivement la responsabilité d’enseigner à plusieurs niveaux.

5

Tout au long de ces 25 années, il fut un éducateur de grande qualité qui encadra avec humilité, générosité et dévotion de nombreuses générations d’élèves.
Les élèves de monsieur Dominique ANTOINE garderont de lui le souvenir d’un maître plein d’énergie, passionné par son métier, sachant transmettre avec bienveillance ses cours.
Chargé de la catéchèse au CAP, il mena cette tâche avec un grand sérieux et une grande foi.
Toujours d’égale humeur, il fut au sein de l’équipe pédagogique un collègue apprécié et respecté. Il nous manquera.
Madame Véronique Rossillon, fondatrice du Centre Alcibiade Pommayrac, me prie de transmettre ses plus sincères condoléances à toute la famille et à tous les proches de monsieur Dominique ANTOINE qu’elle appréciait beaucoup.
Que monsieur Dominique ANTOINE repose en paix.
Son souvenir sera toujours vivant au sein du Centre Alcibiade Pommayrac et dans nos cœurs.

6

 

7

 

8

 

9

 

Max, très cher Max

 _MG_2675

C’est le mardi 3 avril 2018 qu’ont eu lieu  les funérailles de Max Kenny  FONTILUS  MACRAE à la salle polyvalente  du  diocèse de Jacmel au Lamandou. L’officiant principal était le  Révérend père Samson  Pierre.

2

Une foule dense se pressait pour rendre un dernier hommage à Max qui nous a subitement quittés le 26 mars 2018 : sa maman Marika Macrae, son papa Kenson FONTILUS, sa sœur Anika, son frère Jacob, toute sa famille profondément affectée, ses proches, ses amis, les professeurs, le personnel, les élèves et l’équipe de direction du  Centre  Alcibiade  Pommayrac.

Au cours de son homélie le Révérend père Samson Pierre a longuement évoqué le souvenir de Max Kenny que sa famille et ses proches appelaient affectueusement Max. Doté d’une grande intelligence, enjoué et très actif, enfant affectueux et élève modèle, Max avait fait sa première communion en 2015 sous le patronage du révérend père Samson Pierre. L’assistance était extrêmement bouleversée et profondément recueillie.

 _MG_2888

   _MG_2877

 Après le révérend père Samson Pierre c’est Subrin Gabriel Ludner Sylvaince, délégué élu de la classe de philo du CAP qui a pris la parole au nom de la famille de Max :

 5

Max Kenny, né le 5 décembre 2004 a toujours été un garçon calme,observateur et qui aimait la solitude. A l’âge de trois ans il connaît sa première et certainement sa plus grande amitié. Lui et Harriel sont restés soudés, des cousins déclarés et des camarades de classe du préscolaire jusqu’à la classe de 7ème année fondamentale.

Harriel ! Nous savons que cette perte est très douloureuse pour toi comme elle l’est pour nous tous. Courage !

En classe Max était un enfant sage, concentré et qui aimait son silence. Il tenait à plaire aux professeurs et à avoir leur attention de temps en temps.

Max était un fin danseur. Il prenait des cours de danse à Xaragua et éprouvait du plaisir à danser avec Sonson, Pégy et Junior.

Membre de l’USJ, il assistait aux entraînements de basket. Il aimait ces samedis car il avait la chance de pratiquer ce sport qui le fascinait et ceci parmi des amis qu’il admirait tant !

Sur le plan social, Max s’était engagé dans toutes sortes d’activités en commençant par le groupe Joker boys. Il était le plus petit d’entre vous mais vous avez su l’encadrer comme un petit frère. Comme l’un des vôtres.

Il était le fan n°1 de sa sœur Anika et adorait la voir performer soit dans les disciplines sportives, soit dans les disciplines artistiques.

Il était membre du groupe masqué Bèl madigra. Encore une fois un petit garçon parmi les grands. Messieurs ! Il vous adorait.Surtout Ti Mac qui le protégeait et l’encourageait tout le long du processus.

A la maison Max a été notre potomitan. Il s’assurait du bon fonctionnement de son foyer. Personne n’avait le droit d’être triste car il détestait à la fois la tristesse et la souffrance. Avec Max dans la maison c’était toujours la joie, les blagues et des moments de fous rires.

Personne n’avait le droit de s’absenter trop longtemps. Pour Max notre place était ensemble et à la maison. Il planifiait les menus, veillait à ce qu’on mange en famille, s’occupait des plantes et des fleurs du jardin.

Il courait après les servantes quand elles prenaient du retard. C’était un grand frère adoré qui prenait du temps pour apprendre à son petit frère Jacob comment faire la course en voiture, jouer à cache-cache et même à tolérer un grand frère « faroucheur » comme lui.

Enfin nous savons que vous êtes tous affectés par son départ si prématuré et si soudain car il était un enfant qui agissait avec son cœur.

Malgré son jeune âge, il a su nous charmer grâce à sa passion pour l’art, son goût de vivre, ses moqueries et sa joie.

La famille vous remercie pour ce dernier adieu. Que le sourire de Max continue à briller en nous et que Dieu nous accorde à tous la force nécessaire pour surmonter cette épreuve.

Sur cette terre Max était, dans nos cœurs il est et il restera à jamais.

 _MG_2896

 Après Subrin Gabriel Ludner Sylvaince, délégué élu de la classe de philo du CAP, c’est Gérard Borne qui s’est exprimé au nom du Centre Alcibiade Pommayrac :

 _MG_2926

 Révérends Pères.,

Chers Marika, Nico, Anika, Jacob et vous tous membres de la famille si éprouvés,

Chers amis et proches qui avez tant aimé Max Kenny,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous voici au sein de cette église, unis et rassemblés  dans une même douleur.

Max, très cher Max, tu es là dans notre cœur, plus vivant que jamais en nous.

Max, très cher Max, nous sommes bouleversés, sidérés, foudroyés. Pourquoi toi? Nous t’aimions tant.

Max, très cher Max, nous sommes si tristes et si malheureux. Bien sûr, tu le sais, tes condisciples, tes camarades, tes professeurs et tout le personnel du Centre Alcibiade Pommayrac sont sous le choc. Le ciel nous est tombé sur la tête. Tu appartiens depuis si longtemps, comme ta maman Marika, comme ta sœur Anika, à la grande famille alcibiadienne. Tu le resteras pour l’éternité.

Madame Véronique Rossillon, fondatrice du Centre Alcibiade Pommayrac, nous prie de transmettre à toute la famille de Max, en ces douloureuses circonstances,ses sincères condoléances et ses sentiments les plus affectueux. « Dites bien, écrit-elle, que le souvenir de Max restera précieusement dans nos mémoires. »

Max, très cher Max, si aimé des tiens et de tes amis, nous avons eu le privilège d’être avec toi de trop courtes années. Merci pour chaque moment où tu as été avec nous. Tu as illuminé la vie de ta maman, de ton papa, de ta sœur, de ton frère et de tous ceux qui t’ont côtoyé. Tu as été élevé avec amour. C’était si facile de t’aimer. Tu as grandi avec une générosité, une grâce et un amour infini. Tu étais de ces êtres auprès desquels il fait bon être. Tu vivais en harmonie avec toi-même et avec toutes celles et tous ceux qui t’entouraient.

Max, très cher Max, voilà 7 jours que nous sommes éberlués, déboussolés, désemparés. Voilà 7 jours que presque chacune de nos pensées commencent par une négation. Il ne viendra plus comme chaque jour au CAP. Nous ne plaisanterons plus ensemble comme lorsque je le croisais dans les couloirs : « Alors monsieur le délégué, comment ça va ? » Il ne sera plus présent aux réunions, notre délégué élu de 7ème année fondamentale, à la sagesse bien plus profonde qu’elle ne l’est à cet âge, au sourire chaleureux, à l’appétit plein de santé. Absents aussi désormais son bon sens et son bon cœur. Nous ne rencontrerons plus dans la cour du CAP le duo complice des inséparables qu’étaient Max et Harriel et nous ne l’apercevrons plus durant les séances d’instruction civique au bout de la longue table face à madame Géhy.

Chers Marika, Nico, Anika , Jacob et vous tous membres de la famille et alliés, amis et camarades ici rassemblés, vous l’avez tant aimé Max et c’est justement à travers lui que vous trouverez la force de continuer. La lumière qu’il projetait était si intense qu’elle continuera à vous éclairer, à nous éclairer même après que l’astre qui la produisait s’est éteint.

Lorsque Victor Hugo a perdu sa très chère fille Léopoldine qui s’est noyée à la fleur de l’âge, il a trouvé la force et le courage d’écrire l’un de ses plus beaux et plus émouvants poèmes :


Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur.
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs.

Oui , chers parents et amis de notre très cher Max, si éprouvés, il nous faut puiser du courage et continuer. Pour nous y aider lisons et relisons encore les Saintes Écritures :

Psaumes 34
L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé. Et il sauve ceux qui ont l’esprit d’abattement.

Psaumes 147
Il guérit ceux qui ont le cœur brisé. Et il panse leurs blessures.

Samuel 1-27-28 
C’était pour cet enfant que je priais, et l’Éternel  a exaucé la prière que je lui adressais. Aussi je veux le prêter à l’Éternel. Il sera toute sa vie prêté à l’Éternel. Et ils se prosternèrent devant l’Éternel.

 _MG_2882 

  _MG_2930

A la fin de la cérémonie religieuse ponctuée par de magnifiques chants interprétés par la chorale de la paroisse et accompagnée avec brio par un ensemble musical qui comptait plusieurs élèves du CAP, le papa de Max, Kenson FONTILUS, a pris la parole pour évoquer la mémoire de son fils et  demander à l’assistance de ne pas pleurer. « Il m’a parlé. Il est bien arrivé. Il ne veut pas que vous soyez tristes. Séchez vos larmes. »

  _MG_2895

 

 _MG_2876

 

Activités dans le cadre des rencontres interclasses du CAP

La première activité  concerne  les élèves de la classe de philosophie et de la classe de sixième année fondamentale.

1

Les élèves de la classe de terminale  découvrent pour la deuxième fois cette année  la réflexion des élèves de sixième année sur les sujets tels que  la religion, la morale et  la liberté.

photo paire-2

Le regard naïf et pragmatique des élèves de sixième année sur ces sujets permet à leurs aînés de renforcer l’approche de ces concepts et de replacer ces thématiques dans le système socio-culturel de leur pays . Quant aux plus petits ils réfléchissent à  ces différentes notions et s’initient  à l’art oratoire.

La deuxième  activité concerne les élèves de la classe de sixième année et de la classe de première année.

1

A l’issue de la période d’apprentissage de la lecture, une fois par semaine,  les élèves de sixième année encadrent la lecture et la compréhension d’une histoire. Chaque groupe de deux élèves de première année à un tuteur de sixième année.

445
32

Responsabilisés, les élèves de sixième année découvrent le rôle d’animateur et prennent conscience de la gestion d’un groupe. Les élèves de première année découvrent à travers cette activité  encadrée  la joie de lire des histoires dans un livre. La prochaine étape sera la pratique de la bibliothèque.

5

La rhéto du CAP fait le show à l’Alliance Française !

Le 30 janvier dernier, la scène de l’Alliance Française de Jacmel accueillait le talentueux acteur Rolaphton Mercure pour une lecture scénique de la pièce de l’auteur mayottais Alain Kamal Martial, Épilogue d’une trottoire.

AFJ1

La première partie a, quant à elle, été assurée par nos élèves de la promotion de rhétorique qui se sont chargés d’apporter une touche de légèreté à cette soirée en interprétant une satire sociale en créole de leur propre cru !

AFJ2

Cette piécette comique, que Molière lui-même n’aurait pas reniée, passe au vitriol les absurdités et les abus du système de santé haïtien. Castigat ridendo mores : elle (la comédie) corrige les mœurs par le rire. Une devise que nos élèves avaient étudiée durant leurs cours de français l’an passé, et qu’ils n’ont visiblement pas oubliée ! Bien que leur pièce, à elle seule, ne possède pas le pouvoir de corriger tout un système, elle aura au moins eu celui de faire rire de bon cœur le public de l’Alliance Française réuni ce soir-là.

AFJ3

Nos acteurs en herbe avaient déjà interprété leur production lors du spectacle de fin de premier trimestre en décembre dernier, dans ce qui avait constitué le moment fort de cet événement tant attendu des élèves. L’humour mordant des répliques et des scènes, la lucidité des dialogues et la justesse de leur jeu avaient fortement impressionné les étudiants comme les professeurs, ravis de voir tant d’esprit critique, de créativité et de dynamisme à l’œuvre chez ces jeunes esprits.

AFJ3

À croire que la classe de rhétorique est chaque année touchée par la grâce de l’inspiration puisque l’an passé déjà, la précédente promotion nous avait régalé d’une pièce originale inspirée des classiques de la littérature haïtienne. Quoi qu’il en soit, nous attendons avec grande impatience le deuxième volet de cette satire sociale, qui est déjà en cours d’écriture.

 

Revivez ces instants en images

Visite au CAP de Monsieur Jean Christophe Deberre Directeur général de la Mission Laïque Française les 3 et 4 février 2018.

pic 1

Madame Michel, Messieurs Andris, Bourcier, Charles, Plonquet du CAP et Monsieur Jean-Christophe Deberre de la MLF

 

Monsieur Jean Christophe Deberre, en voyage de travail dans les Amériques et les Caraïbes, a fait une escale en Haïti avant de se rendre à Cuba. Il a séjourné au CAP du 3 au 4 février 2018.

Le Directeur général de la MLF s’est longuement entretenu avec les directeurs du CAP après avoir visité les trois sections de l’établissement. L’après-midi une réunion a eu lieu  avec les professeurs du secondaire qui ont posé de nombreuses questions après l’exposé de Monsieur Deberre. Il en ressort notamment que  l’appui requis de la Mlf concerne la formation qualifiante et certifiante des professeurs.

mlfmonde

Mardi 16 Janvier 2018 : Adieu Monsieur Pascal Médan

 

 

Le mardi 16 janvier 2018 ont  eu  lieu  les funérailles  de  Monsieur Pascal Medan   à la salle polyvalente  du  diocèse de  Jacmel au Lamandou. L’officiant  principal était  le  Révérend  Père    Samson  Pierre.

Une foule dense se  pressait  pour lui rendre un dernier  hommage : son épouse, sa fille et sa famille profondément affectées, ses proches, ses amis, ses  collègues et  la quasi-totalité des   élèves  du  Centre  Alcibiade  Pommayrac.

Au cours de son homélie le Révérend  Père Samson Pierre a longuement évoqué  le souvenir de Monsieur Pascal Médan.

  Au nom de sa fille, Nohémie, trop affligée pour prendre la parole, des condisciples ont lu un texte qu’elle avait préparé  pour la circonstance. Extraits :

«Je garde le souvenir d’un père adorable, extraordinaire et irremplaçable. Il était un modèle pour moi ….En 2015 la mort de son père l’a fait sombrer dans la dépression et lui a fait perdre le goût de la vie….Malgré la douleur que m’inflige son départ je n’arrive pas à lui en vouloir d’être parti .Seule la maladie est coupable .Certains pensent que son geste est égoïste mais je l’aime assez pour comprendre ce qu’il a fait….J’espère que la mort l’a soulagé et qu’il a trouvé la paix qu’il n’avis pas eu dans ce bas monde »

 

Nohémie Médan, très affectée, et des anciens condisciples du CAP

 

Monsieur Milot NESTOR, professeur d’EPS au CAP, a pris la parole pour rappeler tout ce qu’il devait à Pascal MEDAN qui a été son professeur durant ses études secondaires au CAP  puis son collègue à son retour en Haïti après une formation de plusieurs années en STAPS à l’université de Limoges. Il a insisté sur les qualités humaines et les compétences de Pascal MEDAN, très professionnel et soucieux du devenir de ses élèves. C’est lui qui l’a incité à s’engager sur la voie des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) .Il l’a entraîné à Jacmel pour préparer les épreuves d’admission en France, en lui faisant notamment faire des longueurs dans la piscine de la Jacmélienne et des sprints sur le sable de Congo plage. Le natif de Pau a initié de nombreux élèves au tennis et à la pétanque en dehors de ses cours. C’est en leur nom que M. NESTOR souhaitait rendre hommage au défunt.

 

M.Milot Nestor, professeur d’EPS au CAP durant son intervention

 

Au nom de la direction du CAP, du corps professoral, du personnel et des élèves, Monsieur Jean-Yves BOURCIER s’est exprimé devant l’assistance :

Révérends  Pères, chers  parents , chers  amis  et  chers  élèves de Pascal Medan

Stupéfaction, incrédulité, incompréhension à l’annonce de  la mort de Pascal le 24 décembre 2017.

Cette absence soudaine nous meurtrit. Bouleversés par cette subite disparition il nous est difficile de trouver les mots justes.

Madame  Véronique  Rossillon, fondatrice du Centre Alcibiade Pommayrac,  me prie de transmettre ses plus sincères condoléances à toute la famille  et  à  tous les proches de Pascal Medan. « Professeur remarquable de lettres, histoire et géographie il enseignait avec cœur et dévouement. Il a su marquer bien des générations. Son absence  laissera un grand vide. »

Entre septembre 1989 et septembre  2017, deux fois Pascal Médan est parti, deux fois il est revenu à Jacmel avec toujours le même engagement dans sa mission d’éducateur. Professeur, écrivain, éditeur mais aussi guide, il sut accompagner et conseiller judicieusement ses élèves jeunes et anciens dans leurs parcours personnels .

Si Pascal a quitté cette terre il ne nous quittera jamais vraiment .Il  est toujours vivant dans nos cœurs et nos esprits, à travers nous il vit.

 

Monsieur Jean-Yves BOURCIER, directeur du CAP durant sa prise de parole

 

 

Vue partielle de l’assistance durant la cérémonie religieuse

 

 

Exposition du cercueil de Pascal Medan dans l’enceinte de l’église

La rentrée 2017 au CAP en photos

1

Une lecture conviviale dans la cour de récréation de la section secondaire

 

2 C’est dans l’allégresse que les petits nouveaux vous saluent[/caption]

 

3

Lever du drapeau à 8h dans la cour de la section secondaire

 

4

Lever du drapeau à 8h dans la cour de la section secondaire

 

5

Des élèves attentives dans une classe de la section maternelle

 

6

Des élèves de la section primaire contents de se retrouver

 

7

En récréation les élèves de la section secondaire aiment encore sauter à la corde

 

8

Elèves de la section primaire dans la cour de récréation

 

9

Elèves de la section maternelle dans la cour de récréation

 

10

A la salle vidéo Toussaint Louverture avec Jimmy Jean-Louis

 

11

Des élèves de la section secondaire à la salle vidéo

 

12

Une classe de la section secondaire à la bibliothèque

 

13

Un jeune lecteur à la bibliothèque de la section secondaire

 

14

Que c’est dur de refermer le livre après la lecture d’une histoire si captivante !

 

15

Des élèves de la section secondaire entourent le tambourineur en papier mâché à la bibliothèque

Résultats officiels des examens de la session 2017

Taux de réussite des élèves du CAP

9ème Année Fondamentale   : 100 %
Baccalauréat Secondaire III : 100 %

Brunet  BLAISE, élève du CAP, classe de secondaire III (terminale) est le 1er lauréat du département du Sud-Est en série A.

Adler ABRAHAM, élève du CAP, classe de secondaire III (terminale) est le 2ème lauréat du département du Sud-Est en série C.

 

Actualités sportives au CAP

 

Tournoi de mise en jambes

Pour la deuxième fois consécutive le CAP a participé en octobre au tournoi de mise en jambes  organisé  à  Jacmel, une compétition  visant à préparer les joueuses aux grands matchs  à venir.  Quatre écoles ont présenté des sélections : le collège Charles Denis, le collège Luperon, le collège  Notre-Dame  et  le Centre Alcibiade Pommayrac. Les différents matchs ont eu lieu au stadium Jacques Kawly . C’est  Notre-Dame  et  Luperon  qui ont ouvert  le tournoi. Le jour suivant Charles Denis a affronté le  CAP. Et enfin la finale a opposé Notre-Dame au CAP. Au terme d’un match serré c’est le Collège Notre-Dame qui a décroché le titre de champion. Bravo au vainqueur ! A noter que nos joueuses n’ont pas démérité et méritent leur lot de compliments.

 

 

Tournoi  de  Pinchinat

L’équipe féminine du CAP a, une fois de plus, fait partie des sélections finales pour ce tournoi organisé par le lycée Pinchinat de Jacmel. A nouveau se sont retrouvées en lice pour le titre de champion les équipes de Luperon, de Notre-Dame, de Célie Lamour  et  du  CAP. La finale a opposé le lycée Célie Lamour et le Centre Alcibiade Pommayrac. C’est le CAP qui a décroché le titre convoité de champion. Bravo à nos valeureuses joueuses qui ont fait un parcours exemplaire à cette occasion. 

 

 

Tournoi des Sœurs Salésiennes

Selon la tradition, l’Institution Madeleine Morano des Sœurs Salésiennes au Lamandou a organisé un championnat de football à l’occasion de la célébration de la fondation de l’établissement scolaire.

Cette fois ce fut le tour de la sélection masculine de porter les couleurs du CAP. Les équipes de l’IDEPH, de Finalité, de Madeleine Morano et du CAP se sont donc retrouvées pour s’affronter les 10 et 11 novembre sur le terrain de l’Institution. Le 10 l’équipe du CAP était face à l’IDEPH et Finalité face à Madeleine Morano. Le lendemain la finale a opposé  Finalité au CAP.  Et c’est le CAP qui a décroché le titre de champion. Bravo à nos vaillants joueurs !

 

 

Tournoi de Pinchinat

Le lycée Pinchinat a organisé un deuxième championnat en privilégiant le basket-ball et les sélections masculines. C’est ainsi que Luperon, Pinchinat et le CAP se sont à nouveau retrouvés face à face. Malheureusement Luperon a dû se désister à la dernière minute. Le CAP a donc directement affronté le lycée Pinchinat en finale le 12 décembre et là encore nos joueurs ont relevé le défi avec brio et remporté la coupe. Bravo à eux !

 

Pour revoir ces évènements  en images