14 décembre 2015_Dany Laferrière et Rodney Saint-Eloi au C A P

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Ce lundi 14 décembre 2015 nous avons reçu au CAP la visite de Dany Laferrière et Rodney Saint-Eloi accompagnés du directeur du bureau régional du ministère de la culture, Michelet Divers et d’une importante délégation.

Après les avoir accueillis, les élèves des classes de seconde, première et terminale se sont rendus à la salle Professeur Jean Claude où ils ont pu dialoguer avec les deux académiciens. Un entretien dense au cours duquel il a été question de leur réception à l’Académie Française pour le premier et à l’Académie des Lettres du Québec pour le second, des grand-mères de Dany Laferrière et de Rodney Saint-Eloi Da et Ti-Da, de Ti-Goâve et de Cavaillon, de l’importance des villes et des fleuves dans la poésie de Rodney Saint-Eloi, de Papa Legba et de l’érotisme dans le roman de Dany Laferrière La chair du maître, des Amérindiens , de Montréal et de l’Afrique.

Pour Rodney Saint-Eloi on doit être en communication avec le monde qui nous entoure. Il cite Paul-Marie Lapointe : « J’ai des frères et sœurs à l’infini et ces frères et sœurs habitent la terre » et Octavio Paz :« Méritez vos rêves ».

 

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Un groupe de TPE qui travaille sur l’œuvre de Dany Laferrière avec les académiciens

 

 

 

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Dany Laferrière et Rodney Saint-Eloi avec Colette Chandler au CAP ce 14 décembre 2015

 

Dany Laferrière

dans le fauteuil d’Alexandre Dumas à l’Académie française  

 

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Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Dany Laferrière est surtout un remarquable antidote à l’ennui. Plusieurs de ses livres sont consacrés à sa terre natale. Dans L’Odeur du café (1991), il rend un hommage vibrant à sa grand-mère, Da, une femme cultivée qui lui a inculqué l’amour de la littérature et de la poésie. Présent sur place, le 12 janvier 2010, lors du terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti, il raconte dans Tout bouge autour de moi (Grasset, 2011) le silence qui suit la catastrophe humaine.

De lui, son éditeur chez Grasset, Charles Dantzig, dit que ce qui le caractérise, c’est « sa grande élégance de forme ». Son humour, sa distance et sa poésie sont effet au cœur de sa manière d’écrire. Il a reçu le prix Médicis 2009 pour L’Énigme du retour (Grasset), qui raconte son retour en Haïti après la mort de son père. Ecrit en alternance en prose et en vers libres – d’où une très grande musicalité –, c’est un roman à la fois sur la famille, l’exil, l’identité et le temps qui passe.

«Un immortel iconoclaste qui va secouer le cocotier »

« Ce siège, c’est celui d’Alexandre Dumas fils. Il vient de Jérémie dans le sud d’Haïti. Donc, je trouvais que c’était intéressant du point de vue symbolique d’occuper ce siège », a réagi, de Port-au-Prince, l’écrivain. « Je ne veux rien chambouler. Je viens tout simplement dans une maison où on me reçoit avec beaucoup de générosité », a-t-il poursuivi. « Le dernier occupant de ce siège, Bianciotti, est un écrivain que j’aime beaucoup (…). C’est intéressant de voir que j’occupe (aussi) l’ancien siège de Montesquieu (…) « Immortel, ça veut dire tout simplement l’immortalité de la langue française (…). J’espère y apporter aussi quelques mots de notre langue savoureuse d’Haïti et du Québec ».

Comment jouir de son temps sans se fatiguer ?

Dans son dernier ouvrage, Dany Laferrière propose des pistes pour profiter de la beauté de la vie : L’art est bien la seule tentative de réponse sérieuse à l’angoisse de l’homme face à ce monstre insatiable qu’est le temps.  L’art presque perdu de ne rien faire    

 

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Dany Laferrière et Rodney Saint-Eloi au CAP – décembre 2015

 

 

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Salle Professeur Jean Claude – CAP - 14 décembre 2015

 

 

Rodney Saint-Eloi

l’éditeur et écrivain haïtien aux mille identités

 

Depuis plus de dix ans, l’éditeur Rodney Saint-Eloi, bâtit des ponts culturels entre le Québec, son pays d’adoption, Haïti, sa terre d’origine, et le reste du monde.

 

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Un mois après son élection à l’Académie des lettres du Québec, l’académicien Rodney Saint-Éloi a été reçu à la Bibliothèque nationale d’Haïti, ce jeudi 10 décembre, avec tous les honneurs. Élan de tendresse et de respect. Famille et amis, écrivains, opérateurs culturels et artistes ont témoigné leur admiration pour l’auteur qui a pris part les 11, 12 et 13 décembre à la Foire internationale du livre d’Haiti (FILHA).

Membre de l'Académie des lettres du Québec

 Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste et éditeur né à Cavaillon. Il a fondé en Haïti la maison d’édition Mémoire, le magazine Cultura et la revue d’art et de littérature Boutures. Il vit depuis 2001 à Montréal. Il est l’auteur d’une dizaine de livres de poésie dont : J’avais une ville d’eau, de terre et d’arc-en-ciel heureux (1999)  J’ai un arbre dans ma pirogue (2003), Récitatif au pays des ombres (2011) et Jacques Roche, je t’écris cette lettre (2013), en lice pour le prix du Gouverneur général. Il a traduit une dizaine d’ouvrages du français au créole et a fondé à Montréal en 2003 les éditions Mémoire d’encrier, devenues après dix ans, la référence pour une littérature de la diversité. Il découvre des écrivains de différentes origines (amérindienne, québécoise, haïtienne, sénégalaise, antillaise, etc.) dans une démarche « d’altérités porteuses d’avenirs et de solidarités.

 

 

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Salle Professeur Jean Claude ce 14 décembre 2015

 

 

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Dany Laferrière, Rodney Saint-Eloi et Michelet Duvert

 

 

Pour revivre ces moments